Arrestation des meurtriers de l’écogarde du Parc National de Kahuzi-Biega

Les assassins du ranger François KIWAMBISILE, tué le 2 août 2019 ont été arrêtés par l’unité de la force de réaction rapide du parc.

Photo de l'écogarde François KIWAMBISILE
L’écogarde KIWAMBISILE

La presse aussi bien nationale qu’internationale a fait écho du meurtre du ranger du Parc de Kahuzi-Biega au début de ce mois d’août, aux abords de l’espace protégée.

Arrestation des deux meurtriers

Nos unités de la force de réaction rapide, composée des rangers et des militaires de la FARDC, ont entrepris la recherche des auteurs de cet acte lâche dès le 3 août 2019. Cette opération les a dirigé vers plusieurs groupes d’individus suspectés de ce meurtre. Cette unité a découvert le contraire de ce qu’à cru le porte parole du PNKB, M. Hubert MULONGOY , pour qui «il s’agissait d’une coalition des Maï-Maï Shukuru et Kirikicho actifs dans le territoire de Kalehe».

En réalité, loin de concerner la population pygmée équipée d’arcs et flèches, il s’agit bien de groupes armés bien organisés. Ces milices rassemblent de groupe Kirikicho des rebelles de Ziralo bien sûr, mais aussi les groupes Chisayura et Nyatura. Il faut ajouter également les Nyabizunguru les Kayeye et les Bushako. Leur objectif commun est de faire jonction à Katasomwa pour progresser dans le parc en attaquant le poste de patrouille de Lemera, où le ranger a été tué le 1er août 2019. Cela ne concerne en rien les revendicatins des pygmées, mais le braconnage. Ces gens sont armés des fusils d’assaut AK-47 et R4 (sud africains) et aussi des mitrailleuses PKM identique à celle qui est sur l’illustration ci-contre .

Ce sont les véritables armes de guerre.

C’est ainsi qu’ils ont attaqué ce poste avant de se faire chasser par la force de réaction rapide. Dans leur fuite, ils ont perdu 4 de leurs membres. Ces derniers ont été arrêtés au soir du 04/08/2019. Ils ont été conduits, avec un véhicule du parc, vers les autorités compétentes afin qu’ils soient inculpés.

Arrestation des meurtriers

Le PNKB est en sécurité, mais les milices qui se sont éloignés du parc constituent tuojours une menace. Il y a donc nécessité d’éradiquer tous ces groupes armés afin retrouver le climat de sérénité du parc de Kahuzi-Biega. Suite à cet incident, certains journaux français et belges, sans détailler ce qu’il s’est réellement passé, parlent d’insécurité dans le parc. En vérité le parc est tout à fait sécurisé à l’intérieur de ses limites. Les nombreux touristes qui reviennent sont là pour l’attester.